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Entre le chaperon rouge et le loup, c'est fini

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  Katarina Mazetti Bof Linnea a 17 ans et a un mal fou à se remettre du suicide de sa meilleure amie. On la comprend, ceci dit.  Qui aurait pu imaginer une chose pareille ? Linnea s'est refait des amies mais elle ne peut que penser aux réactions que Pia, sa meilleure amie, aurait eu si seulement... Si seulement, elle était en vie.    Linnea n'aurait pas pu lui mentir à propos de sa fugue.  Tout le monde l'interroge à ce sujet.  Pourquoi a t-elle fugué ? Que lui est-il arrivé ? Etait-ce bien ? Etait-ce horrible ?  Tout a commencé avec sa grand-mère. Sa grand-mère est une drôle de femme. Elle rêve d'expériences inédites.  Elle veut, sans cesse, faire de nouvelles expériences.  C'est ainsi.  Sa grand-mère va donner 15 000 couronnes à Linnea. Je ne sais toujours pas convertir toutes les monnaies en euros mais d'après Linnea, cela fait un bon paquet de fric. Sa grand-mère a un ordre : Linnea ne doit pas utiliser cet argent pour faire quelque chose d'utile ou d

Pauvre Miss Finch

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  Wilkie Collins Excellent Il y a quelques années, j'avais lu un livre de Wilkie Collins et même si je l'avais plutôt apprécié, il me manquait un petit quelque chose pour que je l'aime pleinement.  D'ailleurs, il ne me reste plus beaucoup de souvenirs de ma lecture.    Cette fois, j'ai tout simplement adoré, Pauvre Miss Finch.    La narratrice du roman est une jeune femme qui a été engagé comme une dame de compagnie envers Lucilla Finch. La jeune fille est aveugle, et, c'est, pour cela, qu'en parlant d'elle, les gens emploient cette expression : "Pauvre Miss Finch".   Oui, c'est ce qu'ils disent.    Mais la narratrice n'est pas d'accord.  Plus elle apprend à la connaître et plus elle se rend compte que Miss Finch n'est pas vraiment ce qu'on appelerait maintenant une "pauvre handicapée".  Elle ne voit pas, certes, mais elle est est capable de se diriger sans  la moindre hésitation. Miss Finch est bien occupée au

Hercule Poirot : Mort sur le Nil [Tome 3]

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Isabelle Bottier et Callixte Très bien Eh oui, me voici de retour avec une bande dessinée mettant en scène Hercule Poirot. Vous le savez mon expérience avec cette bande dessinée est plutôt bonne (à une exception près) et j'avais, bien entendu, très envie de lire d'autres bandes dessinées mettant en scène mon détective préféré. Mort sur le Nil est un roman que j'apprécie beaucoup. Avant de lire la bande dessinée, j'avais, donc, bien l'intrigue en tête.  Et, la BD ne m'a pas déçue.  Tout commence, donc, avec la venue chez une riche héritière, Linnett, d'une amie désargentée et de son fiancé. L'amie, Jacqueline (oui, elle est pauvre et n'a pas un prénom facile) a un gros service à demander à l'héritière. Elle aimerait que son fiancé, Simon, travaille pour Linnet.  Cela leur permettrait de se marier au plus tôt. Et, tous les deux sont très amoureux. Quelques semaines après, nous retrouvons un couple d'amoureux partant en croisière sur le Nil.  Ce

La cité de Dieu : Tome 1 [Livres I à X]

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  Saint Augustin  Intéressant La Cité de Dieu était un défi pour moi.  Un défi car je ne savais si j'étais capable de lire un tel livre.  Saint Augustin, vous le savez, était un grand théologien.  Il est, par ailleurs, l'un des quatre Pères de l’Église. Dans ce livre, Saint Augustin envisage deux cités.  L'une est terrestre. L'autre céleste. Dans ce premier tome qui est la compilation des Livres I à X, Saint Augustin parle du sac de Rome de l'an 410. Les romains tiennent responsables les catholiques.  En effet, pour eux, la fin du culte des Dieux romains est la cause de l'ensemble de leurs malheurs. Bien sûr, Saint Augustin, en tant que catholique trouve toutes ses critiques injustifiées (on le comprend bien) et mène une grande réflexion philosophique sur les croyances. Saint Augustin montre que Rome ne doit rien à ses Dieux et que les malheurs ne résulte pas non plus de leurs désaffection.  J'ai pris beaucoup de plaisir à lire toutes les réflexions de Saint

L'américain

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  Henry James Très bien Comme vous l'avez certainement remarqué, au vu de mes nombreuses chroniques consacrées à cet écrivain, j'apprécie beaucoup les livres et romans d'Henry James.  Je suis toujours à l’affût de ces livres et j'en emprunte très régulièrement.  L'américain est, une nouvelle fois, une très bonne lecture et je suis très contente de l'avoir lu.  L'américain raconte l'histoire d'un, je vous le donne en mille, américain. il s'appelle Christopher Newman. Et, il semble penser que Paris est comme n'importe quelle ville des Etats-Unis. Grossière erreur, vous en conviendrez.  Pourtant, Christopher Newman aime cette ville.  Mieux, il s'éprend d'une aristocrate.  Elle est jeune, elle est belle et elle ne semble pas indifférente aux charmes de notre américain de Newton.  Seulement, voilà Christopher décide de lui demander de l'épouser sans lui avoir fait vraiment la cour.  Et, cela à Paris, c'est "so chocking". 

L'homme idéal existe. Il est québécois

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  Diane Ducret Un peu déçue En débutant ce roman, je m'attendais à lire une romance.  C'est, peut-être, pour cela qu'en refermant le roman, je ressors un peu déçue de ma lecture.  En effet, après avoir refermé le livre, je ne sais pas trop dans quelle catégorie ranger ce roman.  D'ailleurs, est-ce un roman ? J'ai l'impression qu'il n'y a pas vraiment d'histoire dans ce livre, aucune intrigue.  Tout commence, avec le personnage principal qui se retrouve à faire des cours au Québec, avec son "amoureux" (mais est-ce son amoureux ?) et le fils de celui-ci.  Pour comprendre, comme elle a atterri dans cette galère, il faut, bien entendu, revenir quelques semaines en arrière.  Le livre commence, donc, par un passage assez drôle où notre héroïne se demande comme celui qui pourrait devenir son amoureux peut lui faire cela ! Comprendre : comme celui qui pourrait devenir son homme idéal peut penser qu'il est bien de l'emmener faire ses courses

Le guerrier de porcelaine

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  Mathias Malzieu  Magnifique J'ai lu plusieurs livres de Mathias Malzieu et je les ai, quasiment, tous aimés.  Cette fois, le livre est un joli portrait du père de Mathias Malzieu pendant la seconde guerre mondiale. Le tout est écrit avec la plume poétique de Mathias Malzieu et cela donne un livre que j'ai adoré lire et que j'ai refermé, à regrets.    Le père de Mathias Malzieu, Mainou, est plongée dans cette guerre. En 1944, il est tout petit mais a déjà découvert le chagrin et la douleur.  Il a perdu sa mère. Pour le protéger, son père l'envoie derrière la ligne de démarcation en Lorraine. Il traverse cette ligne en charrette à foin. Et, c'est, déjà, le début de l'aventure pour ce petit bonhomme de neuf ans. Il rejoint, donc, sa grand-mère et doit vivre cacher. Caché car personne ne doit savoir qu'il est ici.  Et, surtout pas les allemands.    Dans cette maison, il va adopter une cigogne, découvrir qu'une autre personne est cachée par sa famille au gr