Repas de famille
Shari Lapena
Bien
Depuis 2016 et la traduction française de son roman The couple next door (traduit sous le titre Le couple d'à côté), l'auteure canadienne Shari Lapena s'est fait une véritable place parmi les auteurs de thrillers contemporains en France.
Elle est certes moins connu que d'autres auteures (je pense que vous voyez de qui je veux parler en particulier) et pourtant elle excelle das le thriller qu'on pourrait qualifier de thriller domestique.
D'ailleurs, Repas de famille, commence par un dîner comme vous deviez l'imaginer.
Les trois enfants d'un couple de riches (et leur époux /épouse) se retrouve dans la demeure familiale. Et là, on comprend que le patriarche, Fred Marton, aime humilier ses enfants.
Après avoir vendu son entreprise pour éviter que son propre fils ne la reprenne, il annonce de but en blanc qu'il souhaite vendre la maison familiale.
Fred Marton sait que sa fille aînée, médecin, lorgne sur cette maison et qu'elle souhaite en hériter... et il ne compte pas lui faire ce plaisir...
Son épouse ?
Elle ne dit rien.
Fred Marton explique donc qu'il à ses trois enfants à quel point chacun d'entre eux est décevant.
Bonne humeur en perspective.
Les enfants partent...
En furie...
Et, le lendemain,...
Les parents sont retrouvés assassinés...
De manière assez violente.
Inutile de vous dire que, pour la police, un des trois enfants a fait le coup. Inutile de vous dire que chaque enfant se soupçonne.
Et les "pièces rapportées" se demandent si leur conjoint aurait pu tuer ses parents...
Car, Fred Morton était odieux,...
Et, que la mort des parents signifie la richesse pour les enfants...
J'ai plutôt apprécié ma lecture de Repas de famille. Comme je vous le disais, nous sommes dans le pur thriller domestique.
On soupçonne chaque enfant.
J'ai tout de même un petit bémol sur la fin trop rapide, je vais passer en mode SPOILER pour expliquer mon avis.
SPOILER : Dans la plus grosse partie de l'intrigue, nous soupçonnons fortement deux des trois enfants. Dan, puisqu'il est le seul fils, en difficulté financière et que son père le hait. Mais, le lecteur voit bien que Dan est le coupable trop parfait : un comportement louche, des réactions disproportionnées,... Non, le lecteur sait que cela ne peut être lui.
Donc, on va vers l'aînée de la famille, Catherine dont la froideur fait franchement peur. On parle de quelqu'un qui vole des boucles d'oreilles (en diamant certes) sur le cadavre de sa mère. Mais, encore une fois, l'accent est trop mis sur elle.
Donc, on se doute que le coupable est la petite dernière, la rebelle de la famille. Le problème est qu'au final, dans le roman, on parle très peu d'elle. Alors, on va nous faire comprendre qu'elle ressemble à son père et qu'elle a des accès de brutalité,...
D'accord.
Mais, comme il s'agit de la grande coupable, on aurait aimé, en savoir autant sur elle que sur les deux autres enfants,...
La fin m'a parue trop rapide alors que le roman prenait le temps de décrire chaque personnage...
Et, je trouve cela un peu dommage que l'auteure ait tout simplement choisi la solution la plus simple auquel tout lecteur pense : la coupable est celle qui a le moins de raison de tuer.

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