Par où entre la lumière

 

Joyce Maynard

avis critique résumé complet image chronique

Excellent

Comme vous le savez, peut-être, j'aime beaucoup Joyce Maynard. Je la trouve très touchante dans son écriture et les personnages qu'elle crée sont toujours bien décrits et très humains. 
Par où entre la lumière ne fait pas exception. 
 
Le roman commence par un enterrement. Celui du père de Toby, Cam. Eleanor, la mère de Toby, est revenue dans la ferme familiale pour accompagner son ex-mari malade et pour tenir compagnie à Toby. 
Car, Toby a eu un accident quand il avait 4 ans. Il s'est noyé et a été sauvé. Mais, il lui reste des séquelles. 
Toby est plus lent que les autres. 
Comme le dit Eleanor, Toby ne saura pas s'occuper de papiers administratifs, par contre, Toby sait faire un excellent fromage de chèvre (c'est son métier). 
Toby est aussi le cœur de la famille.  
Et, cette famille a bien besoin de Toby. 
Ursula, sa soeur par exemple, ne parle quasiment plus à Eleanor. Elle ne lui jamais pardonné son divorce. Pourtant Eleanor avait ses raisons : son mari la trompait avec la baby-sitter...
Il y a aussi Al. Al est à Seattle. Un peu loin de sa famille. Mais, il a trouvé l'amour et sa voie. 
 
Si ces personnages vous sont familiers, c'est peut-être parce que vous avez lu Où vivaient les gens heureux, un autre roman de Joyce Maynard. Un roman qui racontait la jeunesse d'Eleanor et les débuts de son mariage avec Cam. 
Tout ce roman est construit non comme une suite, ce qui fait que vous pouvez le lire sans avoir lu le précédent roman mais comme une histoire en allers et retours. 
Comme je le disais, l'histoire commence par un enterrement mais nous revenons, ensuite, sur tout ce qui a fait Eleanor. 
Nous découvrons surtout le personnage de Toby, qui est un vrai beau personnage. Nous voyons le nouvel œil qu'Eleanor porte sur son passé. Elle apprend à pardonner. Elle apprend à se pardonner aussi. Elle essaie de retrouver une harmonie avec sa famille. 
Tout le livre est parsemé de détails sur la politique américaine, ce qui rend les personnages encore plus vivants tant ils semblent vivre dans notre monde. 
Le livre parle beaucoup de maladie et je pense que l'histoire personnelle de Joyce Maynard (qui a malheureusement perdu son mari, mort d'un cancer) y est pour beaucoup et on ne peut qu'être ému devant les détresses des personnages devant la maladie.
Malgré les thèmes toujours difficiles, ce livre est effectivement une lueur d'espoir. Car, malgré les difficultés, les personnages, et l'histoire, fait place à la lumière et à l'espoir.  
En résumé, Joyce Maynard fait encore des merveilles avec ce roman, et, je ne peux que vous le conseiller.

 

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