Je t'ai donné mon cœur


Mary Higgins Clark


Roman Avis Critique Blog Albin Michel Le livre de poche Anne Damour ISBN 978-2-226-19221-9



4e de couverture :


La comédienne Natalie Raines, une des reines de Broadway, est assassinée.
Suspect numéro 1, son agent et mari Gregg Aldrich, dont elle était en train de se séparer. 

Emily Wallace, substitut du procureur, n’a jamais instruit une affaire d’une telle ampleur ; pour la première fois de sa carrière, la jeune femme est confrontée aux médias … qui pourraient bien fouiller dans sa vie privée et apprendre, par exemple qu’elle a subi une transplantation cardiaque. 

Emily se plonge pourtant avec passion dans le dossier. Sans se douter qu’elle y est impliquée…


Mon avis :

Un procès à la Grisham et une fin en eau de boudin !


J'ai ai parlé dans mes chroniques sur les romans de John Grisham, j'adore en savoir plus sur le système judiciaire américain et les procès dans les romans.

Je ne m'attendais pas à avoir un tel procès dans un roman de Mary Higgins Clark et pourtant elle s'y prend très bien !
Nous avons donc Gregg Aldrich seul suspect dans l'affaire du meurtre de son épouse qui est / était aussi une célèbre actrice américaine.
J'ai trouvé tout ce procès passionnant et très bien fait avec jeu de questions / réponses entre l'accusation et la défense et ce, même si, nous savons dès le début que Gregg n'est pas le coupable.
Et, oui comme dans beaucoup de récents romans de Mary Higgins Clark, le lecteur en sait plus que tous les protagonistes réunis, ce qui ne serait pas dérangeant si le roman s'était cantonné au procès.

Mais voilà, je l'ai souvent reproché dans mes chroniques mais Mary Higgins Clark en fait toujours trop dans ces écrits les plus récents.
Nous n'aurons donc pas le droit à un meurtrier mais à deux.
Deux meurtriers biens différents.
Avec des crimes biens disctints.
Et cela, aussi, nous le savons dès le début. Et l'un de ces deux meurtriers n'est autre que le voisin de la procureure Emily. 

Et oui, Emily n'a pas de chance.
D'autant moins de chance qu'elle est jeune et déjà veuve et qu'en plus elle a subi une transplantation cardiaque il y a moins de deux ans.
Transplantation cardiaque qui fera la une des journaux parce que, vous comprenez quand on est procureur d'une affaire aussi médiatisée, on voit sa vie étaler au grand jour. 

Quelle rapport avec l'histoire me direz-vous ? 
Et, pourquoi parler de cette transplantation pendant des pages et des pages ?
On le comprend à la fin dans un final cousu de fil blanc. J'ai même eu dû mal à croire qu'une auteure de roman policier aussi réputée que Mary Higgins Clark ait écrit cela. 
C'est ridicule.
C'est grotesque.
 Et, on se dit qu'il aurait mieux valu relire un bon Agatha Christie plutôt que ce roman.

À cela ajouter : des personnages sans rapport, ou presque, avec l'intrigue présents dans de courts chapitres de deux-trois pages juste pour dire : "j'ai la preuve qui innocente machin"... D'accord, c'est vrai que dans chaque procès, des témoins anonymes ou autres se rappellent de quelque chose qui permet de dénouer l'intrigue.
Mais pourquoi Mary Higgins Clark veut nous raconter systématiquement la vie de chacun de ces personnages ?


Je ressors encore une fois déçue de ma lecture des romans de Mary Higgins Clark et me demande si il vaut la peine de persister avec cette auteure.

Commentaires

  1. Mince c'est dommage quand même que ça ne s'arrange pas tant....

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    1. Oui c'est un peu mieux que les autres mais la fin est juste... Grotesque !

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  2. Lu il y a quelques années... En fait, je ne me souviens que très vaguement de l'histoire.
    Ce que tu en dis pourrait finalement s'appliquer au dernier que j'ai lu d'elle aussi (Ce que vivent les roses). Avec toute l'histoire juridique plutôt intéressante, mais des personnages et coupable(s) beaucoup trop nombreux (et proches du personnage principal, bien sûr). Bref, une autrice que je vais sans doute de moins en moins lire au fil des années et c'est dommage. Adolescente, je dévorais ses romans.

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    1. Oui cela m'avait fait sourire en lisant ton article car je suis vraiment d'accord avec toi. On s'attendrait presque à avoir le frère du voisin du dentiste de la victime donnait son avis et parler pour rien dire. C'est lourd !

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