Michel Bussi
Bof
Cela fait un petit moment que je me dis que les romans de Michel Bussi se ressemblent fortement. Ils se ressemblent ou ressemblent à des romans déjà connus.
Comme à son habitude, Michel Bussi emprunte son titre à une parole de chanson française. Cette fois, il s'agit d'une parole de la chanson de Bernard Lavilliers, On the road again.
Et, l'histoire commence par un meurtre.
Claudine se fait tuer par des membres du corps médical...
Heureusement, ce meurtre n'en est pas un puisqu'il s'agit d'un rêve ou plutôt d'un cauchemar. Ce cauchemar est fait par Charly.
Claudine a vraiment disparu. Il s'inquiète et a imaginé que son meurtre était perpétré par les personnes chargées de ses soins et des soins des autres pensionnaires du manoir des Amarantes.
Depuis 1945, ce manoir accueille des pensionnaires brisés.
Nous sommes en 1953 et Charly a 17 ans.
Il se rêve réalisateur de cinéma (il est passionné par le 7e art en en particulier par Charlie Chaplin) et il est persuadé que des choses se trame dans ce manoir.
Des choses étranges.
Des morts inexpliquées.
D'ailleurs à peine réveillé, et, on lui annonce que Claudine est morte. Mais, Charly trouve cela bizarre, les adolescents du manoir meurt et on ne meurt pas à cet âge là normalement.
Charly essaie bien d'en parler à sa mère, qui vient le voir tous les lundis, mais sa mère ne le comprend pas. Elle refuse même de le reprendre chez elle...
Pourquoi ?
Pourquoi Charly doit-il rester dans cet étrange manoir.
Heureusement, Charly a des amis. Té, qui se déplace la majorité du temps en fauteuil roulant, Fausto, qui tousse beaucoup, et Jude qui est la plus rebelle des quatre...
C'est ce que Charly raconte à la nouvelle psychiatre, Jeanne. Cette jeune femme semble d'ailleurs différente des autres...
Peut-être même qu'elle aussi trouve que le manoir est étrange...
Comme souvent pour vous partager mon avis, je vais passer en mode SPOILER et vous divulgâcher absolument toute l'intrigue donc ne continuez la lecture que si vous avez lu Que la mort nous frôle.
Quelle déception !
Ce roman est franchement assez convenu. J'ai trouvé qu'on comprenait assez vite la fin du roman et les principales ficelles utilisées par Michel Bussi pour perdre son lecteur.
Il faut dire que les références à Chronos sont multiples et ne peuvent que nous faire comprendre que l'auteur joue avec le temps.
La photo datant de 1953 est l'indice de trop, selon moi, car plus Charly soulevait les incohérences sur cette photo et plus le lecteur comprend que nous ne sommes pas en 1953. Le fait que, dès les premières pages, Claudine soit vieille nous aide aussi à tout comprendre assez facilement.
Charly est donc dans un établissement pour personnes âgées et c'est donc à cause de sa tumeur qu'il pense être bloqué dans sa dix-septième année.
Maladie qui lui fait voir ses proches et lui-même jeunes mais qui miraculeusement lui montre son épouse âgée ainsi que le personnel.
Les choses sont quand même bien faites.
Quand on comprend le pot aux roses, on se dit quand même que certains personnages sont bien étranges. Jude sait, contrairement à Charly, son véritable âge mais enquête sur les morts à cause du postulat de Charly qui est : "les adolescents ne meurent pas ainsi".
Oui, c'est vrai mais comme Jude sait qu'ils sont des personnes âgées, pourquoi enquête t'elle ? Et, parlons de Matthias qui n'hésite pas à attacher une pensionnaire âgée à son lit et à lui demander de se déshabiller. On parle d'un infirmier qui a accepté un emploi où il pourrait euthanasier afin d'abréger les souffrances de personnes âgées.
Ce n'est pas du tout un pervers à la base... Et surtout, il agit sous l'autorité de son directeur alors pourquoi ferait-il cela pour récupérer un contrat de travail qui n'est pas si secret puisqu'il est consigné chez un notaire?
Encore une intrigue sans queue ni tête dès que nous comprenons le pourquoi du comment. J'ai bien compris que l'euthanasie était illégal mais il me semble que séquestrer une personne âgée et la violenter l'est aussi.
L'autre problème de ce roman est qu'il copie dangereusement la construction de Shutter Island. Nous voyons la majorité des choses par les yeux de Charly qui se trompe totalement sur lui-même et sur les autres.
À cause de cette perception tronquée de la vérité, il s'imagine des complots où il n'y en a pas et s'imagine des ennemis partout.
A la fin, la vérité lui est révélée... Et, là le livre est un peu moins intelligent que Shutter Island même si Charly aura aussi ses 5 minutes où il verra la vérité d'un bout à l'autre.
Au final, je suis franchement déçue de ma lecture. On parle d'un twist renversant mais cela n'en est franchement pas un.
Et, comme souvent, dès qu'on réfléchit 5 minutes, on comprend que les actions des autres personnages (hors Charly) sont complètement insensées puisqu'eux connaissent quasiment toute la vérité,...
L'intrigue est donc entièrement cousue de fil blanc avec des problèmes qui n'en sont pas... et cela ne peut que décevoir les lecteurs...
.jpg)
Je n'ai jamais lu cet auteur, qui ne me tente pas, je me méfie notamment de sa prolixité... Ce n'est pas ton billet qui va me faire changer d'avis...
RépondreSupprimer