Ce que cachent les jupes des filles

 

Cécile Astachenko 

avis critique résumé complet image explication fin

 Bien

Le soir du 22 décembre 1975, lors d'un bal organisé par l'école, Hélène a disparu. 
Jamais Hélène n'a été retrouvé.
Ni elle, ni son corps...
 
Mais où cette enfant de douze a t'elle bien pu aller ? 
A t-elle fait une mauvaise rencontre ?  
Que s'est t-il passé ce jour là ? 
Nul ne le sait et nul n'a vraiment envie de remuer ce passé.
Même vingt ans plus tard...
 
Parce que vingt ans plus tard, Hortense, une amie d'Hélène, "revient en ville". 
Ayant fuit tout ce qui lui faisait repenser à son passé, Hortense revient à une soirée de retrouvailles des anciens élèves avec cette obsession : découvrir ce qu'il s'est passé le 22 décembre 1975.
 
Mais, Hortense va comprendre plusieurs choses : les camarades qu'elle retrouve sont bien différents de ce qu'ils étaient il y a 20 ans. 
Les dynamiques de groupe ont bien changé. 
Mais une chose les rapproche : personne n'a envie de repenser à Hélène. 
 
 
J'ai beaucoup aimé ma lecture de Ce que cachent les jupes des filles. 
Le personnage d'Hortense est un personnage très touchant et je vais devoir SPOILER pour vous parler de ce personnage et de ce roman donc ne lisez la suite de ma chronique que si vous avez déjà lu, Ce que cachent les jupes des filles. 
 
Hortense est un personnage assez intéressant puisque c'est un personnage qui a vécu à la fois le harcèlement à l'école. 
Elle est sans cesse harcelée par un de ses camarades et ses copains. 
Chez elle, ce n'est guère mieux puisque sa mère ne semble pas avoir participé à la libération sexuelle qui a eu lieu quelques années auparavant. 
Elle reproche à sa fille de douze ans des actes de masturbation mais aussi une possible petite relation homosexuelle avec Hélène (on ne parle tout de même que d'un baiser échangé entre Hortense et Hélène). 
On comprend donc qu'Hortense est bien mal entourée surtout qu'elle est à un âge où les amitiés sons assez changeantes et la seule personne qui la comprend, Hélène, a elle aussi de gros problèmes familiaux qui font qu'aucune d'entre elle ne voit vraiment ce que vit l'autre "à la maison". 
 
La fin du roman, attention GROS SPOILER, m'a aussitôt fait penser à La vie devant ses yeux de Laura  Kasischke. 
On comprend que Hortense s'est, en réalité, suicidée lors de cette fameuse soirée et qu'Hélène n'a jamais disparue. 
Les indices / incohérences, la recherche du coupable par Hortense est en fait une manière pour elle de se rappeler ce qui dans son passé lui a poussé à commettre cet acte. 
J'ai beaucoup apprécié le fait que l'auteure ne fasse pas d'Hortense une victime romantique (comme l'a fait le roman Treize raisons. L'auteure ne va pas non plus chercher à culpabiliser outre mesure les bourreaux d'Hortense. 
J'ai trouvé, au final, que l'auteure était assez juste dans son roman puisqu'elle montre ce qui a poussé cet enfant au suicide sans en faire un acte de rébellion extrême (ce qui était le cas avec Treize raison et ce qui était franchement problématique pour un roman pour ados).
Elle montre simplement ce qu'elle aurait pu vivre si elle avait vécu et cela donne une livre très mélancolique que j'ai apprécié de lire. 

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