Les preuves de mon innocence
Jonathan Coe
Bof
Les preuves de mon innocence avait, sur le papier, tout pour me plaire. En effet, nous parlons d'enquêtes sur le passé, de la série "friends" mais aussi d'universités et d'édition.
Jonathan Coe est, de plus, un auteur que j'ai beaucoup apprécié par le passé et j'étais donc racie d'avoir l'occasion de lire son dernier roman.
Malheureusement, l'histoire m'a surtout beaucoup ennuyée et je me suis même demandée, à un moment, si je n'allais pas en abandonne la lecture.
Tout commence avec Phyl. Elle vient de quitter l'université et se rêve écrivain. Pour cela, elle se dit que suivre la tendance du moment : le "cosy crime" serait un bon début.
Chris, un ami de la famille, s'installe chez elle et est bien décidé à provoquer des réactions dans une réunion de conservateurs britannique.
Malheureusement, pour lui, il sera assassiné avant de donner des révélation qu'on devine forcément explosive.
Chris donne un indice sur son assassin en écrivant des numéros mais la police est bien incapable de comprendre qui est l'assassin.
Alors, Phyl décide d'enquêter et d'écrire son cosy crime par la même occasion même si comme elle le fait remarquer les crimes ne sont pas vraiment "cosy".
Pour cela , Phyl se concentre sur le passé dé la victime et sur ses années à l'université. D'ailleurs, à cette époque, une mort étrange avait déjà eu lieu : un écrivain, qui ne vendait pas beaucoup, s'est tué.
Quelques années auparavant, il avait pourtant dit qu'il ne se suiciderait jamais et le fait que l'auteur soit profondément égocentrique semble ne pas concorder avec son suicide.
Alors Phyl enquête sous fond d'enquête politique.
Liz Truss vient d'être élue, la reine de mourir.
Des bouleversements ont lieu en Angleterre...
Honnêtement, je trouve que le livre va dans tous les sens et jamais dans le bon. En effet, nous avons, à la fois, une critique de la société anglaise avec de multiples références à la vie politique.
Puis, nous avons une parodie des cosy mystery qui n'est malheureusement pas assez marquée.
Puis, nous repartons dans la vie universitaire des années 80,..
Et, puis, on a de multiples référence à la série Friends avec des tas de commentaires sur tel ou tel épisode.
On ne sait plus ce qu'on lit.
A un moment, on n'oublie même les meurtres.
Jonathan Cor m'a totalement perdu et ceux ne sont pas les personnages assez interchangeables qui m'ont permis d'apprécier ce roman.
Comme vous le comprenez, je ressors donc vraiment déçue de ma lecture et je regrette que ce livre aille absolument partout sans jamais aller au bout de ses idées.

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