Les linges de la nuit

 

Madeleine Riffaud

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Bien

Madeleine Riffaud a de nombreuses casquettes. 
Elle est poétesse et journaliste. 
Madeleine Riffaud a, également, été résistante. Cela mérite d'être dit. Elle a été correspondante de guerre.
 
Dans les linges de la nuit, Madeleine Riffaud s'est, en quelque sorte, infiltrée incognito dans un hôpital. 
En 1974, la journaliste veut vivre, puis écrire, la vie des "filles de salle" des hôpitaux, des femmes de ménage avec des blouses d'aides soignantes. 
Complètement sous-payés et sur-exploités (je mets le masculin car il n'y a pas que des femmes qui exercent ce métier), ces agents ne vivent plus. 
Ils travaillent. 
Tout le temps. 
Certains ont même accepté une chambre dans l'hôpital, qu'ils paient, mais qui les rend surtout complètement esclaves de leur travail. 
Car, ils sont alors mobilisables jour et nuit. 
Et, pas vraiment payés pour faire autant d'heures supplémentaires. 
 
Il y a un syndicat bien entendu. 
Mais, beaucoup d'agents refusent, quand ils on un problème, d'en parler au syndicat. 
Parce qu'ils ont peur de se faire mal voir. 
Parce qu'ils ont peur de la notation. 
Parce que, oui, en plus d'être exploités et sous-payés, ces agents sont notés. 
Et, leur chef n'hésitera pas à brandir la menace d'une mauvaise note en cas de refus de tâche supplémentaire ou de retard. 
Et, des mauvaises notes, cela signifie un renvoi. 
Et, ces agents ne peuvent pas se permettre de perdre leur emploi. 
 
Les linges de la nuit a été vendu, à l'époque, à plus d'un millions d'exemplaires. 
Je découvre cet essai plus de cinquante ans après et je peux vous dire que je suis estomaquée parce que j'ai découvert. 
Je ne peux que vous conseiller de lire cet essai. 
Il est bien écrit, édifiant et plus qu'intéressant. C'est un véritable témoignage de ce métier et de cette époque. 

 

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