Nymphéas noirs

 

Michel Bussi

roman policier avis critique résumé photo couverture image chronique littéraire presses de la cité

Un peu déçue

Comme vous le savez, j'aime beaucoup les romans de Michel Bussi. J'en veux, pour preuve, le nombres de chroniques concernant cet auteur sur mon blog.
Je trouve qu'il arrive toujours à nous retourner le cerveau en nous posant des problèmes qui semblent insolubles mais qui, au final, trouve une résolution satisfaisante.

Nymphéas noirs est un peu de cela.
Il commence avec l'histoire de trois femmes, et, dès le préambule, nous le savons deux vont mourir dans les treize prochains jours. 
Ces trois femmes sont : une enfant de onze ans qui ne vit que pour la peinture, une très belle institutrice et une vieille femme qu'on pourrait qualifier de folle, qui semble tout savoir. 
Toutes habitent Giverny, le village cher des peintres et celui de Claude Monet. 
Toutes aimeraient partir de ce petit village. 

Et, un meurtre va troubler la quiétude de ce village. Ce meurtre, c'est celui de Jérôme Morval. Un ophtalmologue amateur d'art, coureur de jupons à ses heures perdues. 
Laurenç est dépêché pour résoudre ce crime inexplicable mais l'enquête piétine et lui-même semble plus absorbée par notre institutrice, Stéphanie, que par la résolution de l'enquête. 
Et, d'ailleurs, il est persuadé que c'est l'époux de Stéphanie le coupable. 
Quoi de mieux que d'accuser le mari pour obtenir l'épouse ?

Nymphéas noirs commençaient bien mais a bien mal terminé pour moi. 
Tout d'abord, contrairement à d'habitude, il y a très peu de rebondissements et d'actions dans ce livre. ON parle beaucoup de peinture (normale) et de l'idylle entre Laurenç et Stéphanie, et, le reste semble aux oubliettes. 
Et, surtout, j'ai compris, à la moitié du roman, où Michel Bussi voulait aller sauf que cela ne me paraissait pas possible à cause de ce qui va s'avérer être de grosses incohérences. 

Je passe, donc, en mode SPOILER pour la fin de ma chronique. Ne lisez pas la suite si vous comptez lire Nymphéas Noirs car je vais raconter la fin de l'histoire.
Les trois femmes sont, donc, la même personne, et, les trois histoires se déroulent, donc, sur trois périodes différentes.
J'avais pensé à cette possibilité sauf que Michel Bussi pour nous en écarter utilise des ficelles qui s'avèreront une tromperie pour le lecteur. 
Ainsi, il sera indiqué treize fois la date de 2010, en début de chapitre, nous laissant penser que tout ce qui est écrit se passe le même jour. Or, ceux ne sont que des pensées de la vieille femme qui revit indifféremment deux autres périodes passées.
Le choix de changer de prénom pour une même femme et des mêmes personnages est un peu discutable lui-aussi.
Tout comme, et là, et la pire tromperie de Michel Bussi le fait que la vieille folle nous dise voir l'action. 
C'est, pour cela, que je me suis dit que la fin ne pouvait pas être celle que je devinais. A partir du moment où la vieille Stéphanie voit les policiers devant elle et où elle suit un enterrement qui à, en fait lieu, 47 ans plus tôt, la solution me paraissait impossible.
En guise d'excuses, pour cette tromperie nous aurons le droit à un "j'ai revécu ces scènes", oui, d'accord mais cela s'appelle, tout de même de la tromperie.
Pire, unn grosse incohérence se glisse dans le livre. 
Michel Bussi prend soin de ne jamais indiquer Fanette et Stéphanie quand elles sont censés se croiser et il dit, donc, la maîtresse quand Fanette parle de son institutrice pour que nous puissions croire qu'elle se rencontrent effectivement.
En fait, nous comprenons, à la fin que Fanette parle d'une autre institutrice. sauf que page 359 (éditions des presses de la cité de 2010), il est écrit :
"Stéphanie Dupain de retourne vers ses élèves.
- Fanette, dit l'institutrice. Qu'est ce que tu fais debout ?..."
Une grosse incohérence puisque Stéphanie peut difficilement se parler à elle-même et être sa propre institutrice. 
 
En bref, je trouve que Michel Bussi trompe son lecteur, et, utilise des ficelles qui rendent le livre incompréhensible à la relecture. 
Faire retourner le cerveau du lecteur, d'accord, mais le tromper comme il le fait est plus une escroquerie qu'autre chose.
 
Je suis, donc, un peu déçue par les facilités qu'a pris notre écrivain français et Nymphéas noirs ne restera pas dans mes mémoires. 
 
Si vous avez lu ce livre, n'hésitez-pas à me dire ce que vous avez pensé de la fin du livre. Je suis curieuse d'avoir vos avis à ce sujet.

 

Commentaires

  1. J'avoue ne jamais avoir lu de roman de Michel Bussi... à essayer donc, mais pas avec celui-ci? Merci pour ce partage d'impressions et bonne journée à toi.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je suis assez déçue de Nymphéas noirs, donc, je te conseille plutôt Un avion sans elle !

      Supprimer
  2. Je n'ai lu que quelques romans de Bussi mais pas celui-ci alors je ne peux pas vraiment dire. Dommage un peu pour les facilités

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, des facilités et des incohérences à foison. Bussi trompe le lecteur avec de grosses ficelles qui ne tiennent pas la route dès qu'on réfléchit deux secondes... Vraiment dommage !

      Supprimer
  3. Je n'ai pas encore lu l'auteur et ne commencerai pas avec celui-ci, vu ton retour dessus (et ma curiosité qui m'a fait lire tes explications en spoiler ^^).

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oups ! Remarque si tu le lis en sachant l'histoire et la résolution de l'énigme, tu pourras voir les incohérences (et certainement plus d'incohérences que moi, je persiste à penser, que cela ne tient pas debout).

      Supprimer
  4. Je n'ai jamais lu le moindre livre de Michel Bussi, mais ma meilleure amie est une grande fan et elle aimerait bien que je tente un jour :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Si tu tentes, je ne te conseille pas de commencer par celui-ci.

      Supprimer
  5. Bonjour, je viens de finir "Nymphéas noirs" de Bussy.
    Dans un premier temps, j'ai été, comme beaucoup, impressionnée par la fin. Mais quelque chose me "titillait", comme une forme d'incohérence. J'y ai réfléchi toute la nuit ! Le matin, j'ai repris le livre et j'ai relu les passages où la vieille dame parle. Comment l'auteur justifie-t-il le fait que celle-ci "voit" Stéphanie, Fannette, les policiers ? Je n'ai pas été convaincue et comme toi, je n'ai pas compris la scène dans la classe où Stéphanie parle à Fannette.
    Je me pose alors la question de la dimension quasi fantastique du livre.
    Il y a des zones d'ombre et je n'arrive pas encore à les expliquer.
    Il faut relire le livre !! ... Ou demander à l'auteur !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je ne l'avais pas vu comme un roman fantastique, je suis restée sur une déception vis à vis de la narration assez malhonnête. Je n'ai malheureusement pas le numéro de téléphone de Michel Bussi ;p mais c'est vrai que je me demande si maintenant qu'il a plus écrit, il le réécrirait de la même manière.
      Pour moi, c'est trop incohérent. Merci de ton passage ici en tout cas.

      Supprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Cet été-là

Les jeux des garçons

Nid de guêpes