Accéder au contenu principal

D'un point de vue administratif


Francis Mizio


photo de couverture avis critique éditions La Baleine

Une drôle d'administration !


D'un point de vue administratif est un roman assez drôle sur la fonction publique et ses travers. 

N'ayant jamais lu, les livres de Zoé Shepard, je ne peux pas faire la comparaison entre les deux. La seule chose que je puisse affirmer est que ce livre à eu moins de succès que celui de Zoé Shepard (et bien sûr moins de retombées médiatiques).

Francis Mizio mélange réalité et fiction pour nous faire rire de l'administration (et parfois pleurer en pensant à tout l'argent public gaspillé). Ainsi, il nous parle de son métier qui est "de faire des camemberts" (comprenez des graphiques) toute la journée. 

Il nous parle des erreurs qu'il doit répéter d'année en années parce que le premier camembert était erroné et qu'on ne veut pas qu'on s'en aperçoive. La solution toute trouvée par ses chefs est bien celle-ci : reproduire la même erreur chaque année et tout recalculer avec cette erreur. Corriger l'erreur reviendrait à dire qu'un graphique était faux donc...

Il nous parle aussi de ses collègues et des personnes qu'ils croisent à la cantine ou à la machine à café,...
Bizarrement, les moments que j'ai préféré sont ceux où ils ne parlaient pas de son travail : les moments où il décrit l'ambiance et où je me reconnais (et reconnait mes collègues) plus. 
Vous savez bien ces moments où vos collègues vous parlent travail alors que vous êtes en PAUSE-déjeuner et ces moments où vous vous retrouvez avec un café dégoutant que vous buvez quand même.

Dans le début du roman, Francis Mizio m'a fait rire avec ses réflexions sur la touillette du café ou sur les camemberts qu'ils réalisent dans sa tête en rangeant chaque collègue dans une case bien définie (n'est-ce pas ce que nous faisons tous avec les collègues que nous ne croisons que rarement)... 
Il m'a également fait sourire lorsqu'il parle du temps perdu à aller sur internet quand on est censé travailler...

Par contre, j'ai malheureusement décroché au trois quart du roman car là la fiction prenait à peu trop le pas sur la réalité et que l'auteur m'a donné l'impression de délirer tout seul. Enfin, de délirer sans moi puisqu'il n'a pas réussi à m'embarquer avec lui dans son délire...

Cependant, je reste sur une note positive pour conclure ma chronique puisque ce roman m'a tout de même bien plu
L'auteur ne se prend pas au sérieux (et ne dézingue pas non plus ses collègues) et c'est bien là le principal. 

Si vous voulez rire de l'administration et avec ses fonctionnaires, ce livre est pour vous !


Commentaires

  1. L'idée est sympa mais si tu as décroché j'avoue que je n'en ferai pas une priorité

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, de bons passages mais on va dire que l'auteur tire trop sur la corde (et la fin c'est juste un grand n'importe quoi)

      Supprimer
  2. Je me laisserais bien tenter mais... j'ai peur d'en sortir un peu énervée (comme avec Zoé Shepard...)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je n'ai pas lu celui de Zoë Shepard : très cliché et très méchant ?

      Supprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Il était deux fois [Tome 2]

  Franck Thilliez  Bien J'ai eu tellement honte au tiers de ma lecture de Il était deux fois. Oui, j'ai eu vraiment honte car c'est seulement à ce moment là que j'ai compris qu'Il était deux fois était la suite du Manuscrit inachevé .  Et, honnêtement, j'aurais mieux fait de relire Le Manuscrit inachevé avant de lire Il était deux fois.  Entendons-nous bien, Il était deux fois ne raconte pas, à proprement parler, la suite du Manuscrit inachevé mais les personnages ont un lien avec cette histoire.  Et, les clefs pour comprendre ce Manuscrit inachevé dans sa complexité et sa plénitude se retrouvent dans Il était deux fois.  Il est, donc, plus que conseiller de lire les livres dans l'ordre de leur parution. De même, le livre Labyrinthe est le troisième "tome" de cette saga.    Il était deux fois commence en 2008. Un homme, Gabriel Moscato, essaie de retrouver sa fille de 17 ans disparue depuis quelques jours.  Cet homme est lieutenant de gendarm...

Nymphéas noirs

  Michel Bussi Un peu déçue Comme vous le savez, j'aime beaucoup les romans de Michel Bussi. J'en veux, pour preuve, le nombres de chroniques concernant cet auteur sur mon blog. Je trouve qu'il arrive toujours à nous retourner le cerveau en nous posant des problèmes qui semblent insolubles mais qui, au final, trouve une résolution satisfaisante. Nymphéas noirs est un peu de cela. Il commence avec l'histoire de trois femmes, et, dès le préambule, nous le savons deux vont mourir dans les treize prochains jours.  Ces trois femmes sont : une enfant de onze ans qui ne vit que pour la peinture, une très belle institutrice et une vieille femme qu'on pourrait qualifier de folle, qui semble tout savoir.  Toutes habitent Giverny, le village cher des peintres et celui de Claude Monet.  Toutes aimeraient partir de ce petit village.  Et, un meurtre va troubler la quiétude de ce village. Ce meurtre, c'est celui de Jérôme Morval. Un ophtalmologue amateur d'art, coureur de ...

La prof

  Freida McFadden Une fin étrange... Vous connaissez tous Freida McFadden. Cette auteure est à la tête de tous les classements de ventes de livres depuis plus d'un an.  Elle a connu un succès monstre avec sa sage : La femme de ménage. Tous ses autres romans ont connu un succès fulgurant.  Son nouveau livre, le boyfriend, suit le même chemin que tous les autres.    De mon côté, je viens donc de finir : La prof.  Et, ce livre commence comme la femme de ménage avec une histoire à deux voix. La première est celle de la prof : une prof de math mariée à un prof de littérature (que le traducteur a choisi très malencontreusement d'appeler "prof d'anglais"). Leur vie conjugale n'est pas au beau fixe puisqu'Eve et Nate font l'amour une fois par mois (le premier samedi du mois) et qu'Eve est toujours en demande d'affection pendant que son époux se dérobe sans cesse.   Eve est aussi une fana de chaussures. Elle en achète des tas et des tas. Toujours des es...