Charmer, s'égarer et mourir


Christine Orban


photo de couverture avis critique Marie-Antoinette Albin Michel isbn 978-2-226-32583-9


Pas assez fouillé !


Marie-Antoinette !

Un prénom suffit à la représenter. Nous disons Marie-Antoinette et une seule femme nous vient à l'esprit.
Une femme intrigante. Une femme que je me représente assez frivole. Mais que savons-nous d'elle au juste ?
Qu'elle était reine de France et qu'elle a fini la tête coupée. On  la soupçonne à tort d'avoir déclaré : "Qu'ils mangent de la brioche" comme si elle était totalement déconnectée du monde dans lequel elle vivait. 
On dit que ses cheveux ont blanchi en une nuit lorsqu'elle a été emprisonné.
On connait la difficulté qu'elle a éprouvé à consommer son mariage avec Louis XVI : ces deux personnes trop jeunes et scrutées par tout un pays attendant un héritier.
Plutôt ironique lorsqu'on connait la suite de l'histoire.
On sait qu'elle fut vite détestée, qu'on l'appelait l'autrichienne et qu'on l'accusait de dilapider de l'argent.

On sait tous ça alors en ouvrant ce livre, je pensais qu'on fouillerait un peu la psychologie de cette reine
Je ne demandais pas à ce qu'on la réhabilite puisque je ne pense pas qu'elle ait besoin d'une quelconque réhabilitation. Elle est suffisamment fascinante pour ne plus avoir une mauvaise réputation.
Malheureusement, je trouve que les promesses de cette biographie ne sont pas tenues. On nous redonne des anecdotes que nous connaissons.
L'auteure a l'air persuadé que les lecteurs pensent toujours que Marie-Antoinette était une "méchante". 
Elle nous re-contextualise un peu sa vie mais sans en dire assez. Christine Orban nous explique à quel point il était difficile de se faire aux us et coutumes de la cour et je pense que nous n'en doutons pas, seulement, j'aurais aimé avoir plus d'exemple des difficultés que la reine éprouvait. 
On comprend qu'il était difficile de vivre avec un roi tel que Louis XVI alors qu'ils n'éprouvaient aucun sentiment l'un envers l'autre mais encore une fois nous n'apprenons rien.

J'ai l'impression que Christine a voulu se faire plaisir en parlant de la Marie-Antoinette qu'elle connait et qu'elle apprécie mais n'a pas vraiment pensé à qui elle s'adressait lors de l'écriture de son livre. Comme je l'ai dit, nous n'apprenons rien dans ce livre. 
Elle nous dit que Marie-Antoinette était une icone, qu'elle faisait la mode et c'est à peu près tout. J'aurais aimé en apprendre plus ou même en lire plus sur les sentiments que Marie-Antoinette a pu éprouver lors de la révolution. Mais de la politique française du XVIIIIe siècle, Christine Orban ne dit quasiment pas un mot.
De même , le procès est trop vite lu. À peine quelques pages pour en parler. Et pourtant, il y aurait tant à dire sur ce procès...
J'aurais aimé que l'auteure parle également plus du fait que Marie-Antoinette se voit (re)donner le nom de Capet lors de ce procès. 
On imagine la douleur de la chute de cette famille et de cette femme... Mais nous n'avons pas grand chose de tout cela...

Vous le comprenez-donc, je ressors déçue de cette lecture qui ne tient pas la promesse de la couverture : le roman intime de Marie-Antoinette...
 
Si vous avez envie de lire, un autre livre de Christine Orban :

Commentaires

  1. ah mince dommage, ça donnait envie

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, je suis un peu déçue quand même. J'en aurais aimé plus...

      Supprimer
  2. Dommage, ce livre avait l'air prometteur ! Moi aussi je me suis plongée dans cette période avec la biographie de sa mère. J'en parlerai prochainement sur mon blog.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tiens c'est drôle,... J'espère que ta lecture te plait, j'ai hâte de lire ta chronique.

      Supprimer
  3. Je pense que j'aurais aussi déçue que toi. Je passe mon tour pour celui ci :)
    Si tu connais et apprécies, il y a un auteur qui est excellent pour conter les histoires des personnages illustres que l'on peut rencontrer en apprenant l’histoire : Jean Christian Petitfils :)

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

The Ink Black heart [Tome 6]

Nymphéas noirs

Trois vies par semaine