Accéder au contenu principal

Les prénoms épicènes


Amélie Nothomb


Photo de couverture Avis critique Albin Michel isbn 978-2-226-43734-1


Du pur Amélie Nothomb !


J'ai entendu parlé d'Amélie Nothomb, pour la première fois, il y a plus de 16 ans par mon prof de français au lycée.
Il adorait cette auteure et nous avait fait lire Métaphysique des tubes. Un livre que j'ai beaucoup aimé !
Après cette lecture, j'ai enchaîné ses romans. J'ai une petite préférence, il me faut l'avouer, pour ces romans "aubiographiques". Ni d'Éve Ni d'Adam est pour moi un petit bijou !
Tous les ans rentrée littéraire rime avec nouveau roman d'Amélie Nothomb, et tous les ans ma mère m'offre le dernier roman d'Amélie Nothomb.
Cette année n'a pas fait exception et je viens de finir Les prénoms épicènes. 

Que dire de ce roman ? Il est court, comme toujours.
Il se lit vite et bien, comme d'habitude. 
L'histoire débute avec le verbe décolérer et une petite divagation sur ce mot. 
Puis, nous rencontrons Dominique et Claude. Deux inconnus. Un homme et une femme aux prénoms épicènes donc. Un homme et une femme qui se rencontrent, se marient, ont une fille qu'ils vont appeler : Épicène !

On retrouve bien le goût d'Amélie Nothomb pour les prénoms étranges. Et, nous retrouvons aussi dans ce roman les thèmes favoris de l'auteure. 
Amélie Nothomb nous avait pas mal habitué aux relations mères-filles qui finissent souvent mal. Et, ici, nous avons une variation sur le thème puisque cette fois c'est la relation père-fille qui est mise à mal.
Claude, le père, ne va pas du tout accepter Épicène. Et, Épicène ne comprend pas pourquoi son père ne l'aime pas mais à l'inverse d'autres romans, Épicène ne va pas chercher à comprendre son père ou essayer de s'en faire apprécier.
Non, Épicène va tout simplement le haïr puisque son père semble la détester...
Simple vengeance.

Et la vengeance sera tout simplement le thème principal de ce livre. Mais quelle vengeance ?
Eh bien, même si je ne veux pas vous gâcher la surprise en dévoilant l'intrigue, je trouve que justement cette intrigue se devine assez vite.
Je me suis vraiment demandée le pourquoi des trois premières pages du roman puisque grâce à elles ou plutôt à cause de ces pages, nous devinons absolument tout ce qui va se passer.
En tant que lecteur, nous avons un rôle étrange puisque nous comprenons tout lorsque les personnages sont eux dans l'ignorance. Nous savons tout à l'avance et nous ne sommes plus que des témoins muets de l'histoire qui se déroule devant nos yeux.

Je suis assez partagée sur cette façon de faire car j'ai, à la fois, apprécié la lecture et regretté le manque de surprises.
Même la fin n'est pas surprenante puisque, encore une fois, nous avons été habitué à ce genre de fin de la part d'Amélie Nothomb.

Et, j'avoue que pour ce roman, j'en aurais voulu plus ! Les romans d'Amélie Nothomb sont toujours courts mais cette fois j'aurais aimé en connaitre davantage sur le caractère des personnages... Là, tout passe trop vite !
Le personnage d'Épicène est, à peine, effleuré. Et déjà, nous sommes à la fin de notre lecture. 

Malgré ces bémols, je serai au rendez-vous l'an prochain pour le nouveau romans d'Amélie Nothomb...

Commentaires

  1. Moi aussi je suis en pleine lecture d'Amélie Nothomb ;) Mais c'est Barbe bleue et non Les prénoms épicènes.
    Contrairement à toi, je n'ai découvert Amélie Nothomb que très récemment et il me reste beaucoup de ses romans à lire (je n'en suis qu'à mon 5ème). Mais j’apprécie beaucoup sa plume et son univers particulier.
    Je lirai certainement Les prénoms épicènes :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah super ;p J'ai hâte d'avoir ton envie. J'avais beaucoup aimé lire tes chroniques sur cette auteure. Elle divise beaucoup et je dois dire qu'il y a aussi certains romans que je trouve un peu plus plus "faibles"... Et surtout, c'est toujours un peu court... Mais j'aime beaucoup cette auteure. Il y a une petite musicalité, je trouve, dans son écriture qui m'enchante toujours...

      Supprimer
  2. Un jour il faudrait que je lise un de ses livres !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Si tu as l'occasion oui ! J'aimerais bien avoir ton avis sur elle. Toi qui aime les longues séries de romans, tu risque peut-être d'être un peu frustrée, car ces romans sont de plus en plus court et parfois on ressent un peu trop ce côté "trop court" et il nous manque un peu d'éléments pour vraiment comprendre les personnages...

      Supprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Il était deux fois [Tome 2]

  Franck Thilliez  Bien J'ai eu tellement honte au tiers de ma lecture de Il était deux fois. Oui, j'ai eu vraiment honte car c'est seulement à ce moment là que j'ai compris qu'Il était deux fois était la suite du Manuscrit inachevé .  Et, honnêtement, j'aurais mieux fait de relire Le Manuscrit inachevé avant de lire Il était deux fois.  Entendons-nous bien, Il était deux fois ne raconte pas, à proprement parler, la suite du Manuscrit inachevé mais les personnages ont un lien avec cette histoire.  Et, les clefs pour comprendre ce Manuscrit inachevé dans sa complexité et sa plénitude se retrouvent dans Il était deux fois.  Il est, donc, plus que conseiller de lire les livres dans l'ordre de leur parution. De même, le livre Labyrinthe est le troisième "tome" de cette saga.    Il était deux fois commence en 2008. Un homme, Gabriel Moscato, essaie de retrouver sa fille de 17 ans disparue depuis quelques jours.  Cet homme est lieutenant de gendarm...

Nymphéas noirs

  Michel Bussi Un peu déçue Comme vous le savez, j'aime beaucoup les romans de Michel Bussi. J'en veux, pour preuve, le nombres de chroniques concernant cet auteur sur mon blog. Je trouve qu'il arrive toujours à nous retourner le cerveau en nous posant des problèmes qui semblent insolubles mais qui, au final, trouve une résolution satisfaisante. Nymphéas noirs est un peu de cela. Il commence avec l'histoire de trois femmes, et, dès le préambule, nous le savons deux vont mourir dans les treize prochains jours.  Ces trois femmes sont : une enfant de onze ans qui ne vit que pour la peinture, une très belle institutrice et une vieille femme qu'on pourrait qualifier de folle, qui semble tout savoir.  Toutes habitent Giverny, le village cher des peintres et celui de Claude Monet.  Toutes aimeraient partir de ce petit village.  Et, un meurtre va troubler la quiétude de ce village. Ce meurtre, c'est celui de Jérôme Morval. Un ophtalmologue amateur d'art, coureur de ...

La prof

  Freida McFadden Une fin étrange... Vous connaissez tous Freida McFadden. Cette auteure est à la tête de tous les classements de ventes de livres depuis plus d'un an.  Elle a connu un succès monstre avec sa sage : La femme de ménage. Tous ses autres romans ont connu un succès fulgurant.  Son nouveau livre, le boyfriend, suit le même chemin que tous les autres.    De mon côté, je viens donc de finir : La prof.  Et, ce livre commence comme la femme de ménage avec une histoire à deux voix. La première est celle de la prof : une prof de math mariée à un prof de littérature (que le traducteur a choisi très malencontreusement d'appeler "prof d'anglais"). Leur vie conjugale n'est pas au beau fixe puisqu'Eve et Nate font l'amour une fois par mois (le premier samedi du mois) et qu'Eve est toujours en demande d'affection pendant que son époux se dérobe sans cesse.   Eve est aussi une fana de chaussures. Elle en achète des tas et des tas. Toujours des es...