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Les déferlantes


Claudie Gallay



Photo de couverture / Blog / Avis / Editions de Rouergue



4e de couverture :



La Hague...
Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu'il arrache les ailes des papillons. Sur ce bout du monde en pointe de Cotentin vit une poignée d'hommes. C'est sur cette terre âpre que la narratrice est venue se réfugier depuis l'automne.
Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu'elle voit Lambert, c'est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d'un certain Michel.
D'autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l'ancien gardien de phare.
Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L'histoire de Lambert intrigue la narratrice et l'homme l'attire.
En veut-il à la mer ou bien aux hommes ? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.


Mon avis :

Une jolie atmosphère mais une déception !



J'attendais beaucoup de ce long roman (Grand prix des lectrices Elle en 2009) dont j'avais entendu énormément parlé.
Le point positif : l'atmosphère, les côtes normandes et les secrets de famille. Tout y est ! Et l'atmosphère est très bien rendue.
Mais parfois tous les ingrédients sont là et pourtant la mayonnaise ne prend pas. (J'ignore si ma métaphore est judicieuse car je suis une quiche en cuisine.)

Pourquoi l'histoire ne fonctionne pas (selon moi) ?

Le principal problème de cette histoire c'est qu'à la moitié de l'histoire nous devinons très vite à peu près tout.
Et les personnages sont tellement plongés dans leur propre passé qu'ils en oublient de vivre leur présent et j'ai eu dû mal à m'attacher à eux. Pour ne pas dire que je ne me suis pas attachée à eux du tout.
L'homme mystérieux, Lambert, a vécu un drame et en veut à tout le monde.
Théo, le gardien de phare, a une vie dramatique.
Et la narratrice a vécu elle-aussi un drame (et cela commence à faire beaucoup de drames pour un villages de cent âmes) et on nous le rappelle continuellement de manière assez lourde. 

Du coup, je me suis pas mal ennuyée pendant quasiment la moitié de l'histoire. Tout avance très lentement et comme nous en savons plus que tous les personnages réunis nous n'avons plus qu'une envie celle de leur crier d'ouvrir leurs yeux pour connaître la vérité (et de refermer le livre pour en continuer un autre).

Les mystères n'en sont donc pas vraiment. Il y a des passages un peu ridicules : pour ceux qui ont lu ce livre : l'histoire des oiseaux et du phare m'a plutôt donné envie de rire.
J'imagine que c'est un hommage (ou une pâle copie) de la poésie de Jacques Prévert : Le gardien du phare aimait trop les oiseaux qui a inspiré cette histoire. Mais j'ai trouvé que dans ce roman, cela tombait plutôt à plat (et c'est le cas de le dire).

Beaucoup de longueurs.
Beaucoup trop de longueurs.


Si vous avez aimé ce roman, n'hésitez-pas à me dire que je suis totalement insensible ou que je n'ai rien compris à cette histoire.

Commentaires

  1. Réponses
    1. Et oui, j'ai l'impression d'être tout simplement passé à côté de l'histoire.

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  2. J'en ai entendu parlé aussi mais je ne savais pas que l'intrigue se passait à la Hague. J'aime beaucoup cette région. et je me suis dit "oh chouette" puis au vu de ta critique je ne sais pas si je vais me laisser tenter.

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    Réponses
    1. Oui, je ne sais pas pourquoi ça n'a pas pris du tout avec moi. Peut-être tout simplement pas le bon moment pour le lire. L'atmosphère de La Hague me plaisait aussi pourtant...

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  3. Quel dommage! J'en entendais beaucoup de bien et je suis persuadée que si je l'avais trouvé dans les étagères de la médiathèque, je me serai laissée tentée. Le fait est que, si l'on découvre tout à la moitié du roman, ça va vite s'essouffler malheureusement. ;)

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    Réponses
    1. C'est exactement ça : comme on se doute de tout et plus vite que les personnages, ça ne m'a pas du tout passionné. Je me suis assez ennuyée en fin de compte.

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  4. Il faudrait que je le tente à l'occasion, mais c'est loin d'être une urgence...

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    1. J'ai été un peu déçu mais j'aimerais beaucoup avoir d'autres avis sur ce livre.

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