Nous

 

Christelle Dabos

image avis couverture explication fin critique résumé complet

Un peu déçue

Il est peu de dire que j'avais envie de lire les nouveaux romans de Christelle Dabos. En effet, pour ceux qui l'ignorent, je suis une admiratrice de la première heure de la Passe-Miroir. Je sais que certains ont été déçu de la fin de cette saga mais pour ma part j'ai apprécié les quatre tomes. 
J'ai aimé que Christelle Dabos créent un monde en prenant son temps en nous en donnant les règles au fur et à mesure. 
J'ai aimée que cette auteure créent des personnages tout en nuances. 
La Passe-Miroir est, pour moi, une réussite du début à la fin. 
 
J'ai, donc, lu récemment Nous. 
Ce roman, sorti, en 2024 est un roman qu'on qualifie de dystopique où le monde ressemble étrangement à notre monde. 
Mais, puisqu'il y a toujours un mais, et puisqu'il s'agit d'un roman dystopique, il y a un détail (et non des moindres) qui change : tout le monde possède un instinct. 
Certains ont l'instinct de sauver. 
D'autres, celui d'écouter. 
Tout le monde a un instinct qui les pousse à agir. 
Lorsque leur instinct se déclenche, ils ne peuvent reculer, plus de libre-arbitre, donc, dans ce monde. 
Et, tous ces personnages possédant cet instinct sont tous au service du NOUS. Comprenez plus largement, tous sont au service du collectif. 
Chaque personnage, à sa mesure et grâce à son instinct, participe à la bonne marche du monde. 
Ainsi va la vie. 
 
Tous disais-je possèdent un instinct. 
Tous ? 
Non !
Une jeune femme du nom de Claire résiste à l'envahissant Nous. Claire n'a pas choisi de naître sans instinct. 
Et, voyez-vous, elle préférerez même en avoir un. 
Mais, Claire n'a pas d'instinct. 
Et, cela fait d'elle une "anomalie". 
Alors, depuis toute petite, elle a appris à cacher cela. 
Elle n'a pas le droit de dire qu'elle n'a pas d'instinct car si elle n'est pas utile au Nous alors elle doit être détruite....
 
J'ai plutôt apprécié ma lecture de Nous même si je pense que livre n'est pas tout à fait abouti. Tout d'abord, je trouve que le monde n'est pas si bien délimité. 
On comprend au fur et à mesure les règles mais cela reste assez flou. Je trouve que le monde aurait pu être plus travaillé pour être peut-être un peu plus critique. 
En filigrane, on comprend qu'il y a une critique du conformisme mais, selon moi, ce n'est pas assez poussé. 
Ensuite, le roman est un roman choral où on entend les récits de plusieurs personnages. Mais, au début, j'ai vraiment eu dû mal à me représenter chaque personnages. 
En fait, j'ai trouvé qu'ils parlaient tous de la même façon alors c'est peut-être une volonté de Christelle Dabos de le faire ainsi pour nous montrer qu'ils se ressemblent tous (ou quasi tous) car ils font tous partis du "Nous" mais j'aurais aimé que les personnages soient mieux définis dès le début. 
j'ai mis environ cent pages à entrer dans l'histoire. 
Enfin, j'ai trouvé la fin un peu trop facile et pas à la hauteur des enjeux qui nous ont été présenté. 
Je suis vraiment restée sur ma faim en lisant la fin de l'histoire et c'est bien dommage.  

 

Commentaires

  1. Dommage pour les bémols, mais j'avoue que ça m'intrigue tout de même beaucoup...

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