Les revenants de l'inspecteur Sadorski
Romain Slocombe
Mitigée
Encore une fois, me voici à lire, un roman sans savoir que c'était le septième de sa série. Et, il faut que je vous dise que le personnage principal est un homme plus que détestable.
Et, quand on n'est pas prévenu, c'est assez perturbant au début.
Nous sommes en Mai 1945 et Sadorski vit dans l'appartement d'un couple de juifs, avec son épouse, depuis la guerre.
Cela vous donne déjà une bonne idée du bonhomme.
Collabo, donc, Sadorski se cache sous un faux nom puisqu'il a été révoqué de la police lorsque la victoire se rapprochait.
Et, Sadorski cherche, donc, un, boulot en tant que détective privé cherchant des œuvres d'arts spoliés aux juifs (oui, Sadorski n'a honte de rien).
Mais, Sadorski va aussi se rendre compte que certains déportés reviennent.
Peu nombreux certes mais trop nombreux pour Sadorski.
Et, l'ancien inspecteur comprend que sa sécurité est plus que menacée.
Je ne peux pas dire avoir détesté ce roman mais je dois dire que le roman commence sans préambule pour ceux qui, comme moi, prennent le roman sans avoir lu les précédents.
Comme je le disais Sadorski est un homme détestable.
Il est coupable de nombreux crimes et c'est assez compliqué de s'intéresser à ce personnage. Le livre est franchement très noir.
Je ne m'attendais pas, non plus, à cela.
Les hommes sont, pour beaucoup, sans vraiment de conscience. La victoire des alliés étant loin de ravir tout le monde.
On parle aussi des résistants de la dernière heure plus durs envers les collabos que les résistants de toujours.
Le livre n'offre pas beaucoup d'espoir en l'humanité.
Il y a aussi une scène de torture et de mort assez atroce.
J'ai vraiment eu dû mal à la lire.
En réalité, je reconnais bien des qualités à ce roman : les revenants de l'inspecteur Sadorski mais il ne faut pas le lire quand vous êtes déprimés : vous voilà prévenu !

Oui, fascinant à force d'être détestable, ce Sadorski... J'avais lu un autre titre de la série il y a quelques années. Ce qui est aussi impressionnant, c'est le réalisme de ces romans. Bonne année à toi, et bonnes lectures!
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