Accéder au contenu principal

Seul dans le noir


Paul Auster



critique avis roman blog image photo couverture actes sud

Joli mais...


J'avais beaucoup aimé Brooklyn Follies, le dernier livre que j'avais lu de Paul Auster. J'avoue avoir un sentiment un peu mitigé à propos de ce grand écrivain.
J'ai lu quelques livres de lui et je me suis régalée de son écriture mais je trouve que ces histoires finissent parfois un peu bizarrement et qu'il y a des moments un peu ennuyeux dans certains de ses romans.

Ce sentiment se confirme après avoir refermé Seul dans le noir !

Ce roman raconte l'histoire d'Auguste Brill : un critique littéraire qui est contraint de vivre immobile et qui se retrouve chez sa fille et sa petite-fille qui vivent des drames personnels et des histoires d'amour contrariés.

Pour éviter de penser sans cesse à son propre passé, Auguste Brill écrit des histoires étonnantes la nuit... quand il ne parvient pas à s'endormir.

Ces histoires prennent bizarrement vie devant nos yeux et nous suivons tantôt les histoires inventées d'Auguste Brill tantôt l'histoire réelle d'Auguste.

J'ai eu dû mal à rentrer dans ce livre : surtout en ce qui concerne les histoires inventées d'Auguste Brill. Nous avons alors un personnage principal qui se réveille dans un monde parallèle où le 11 septembre n'a pas eu lieu.
Dans ce monde, les États-Unis sont en pleine guerre civile et le héros essaie tant bien que mal de comprendre comment les États-Unis en sont arrivés là.

Et PFFF! 
Je dois dire que j'ai trouvé ces passages assez pénibles, ennuyeux et j'ai failli abandonné mon livre à ce moment là.

Ensuite, un élément dans cette histoire a réveillé ma curiosité et j'ai décidé de continuer ma lecture :  je ne révèle pas cet élément mais je dis, tout de même, qu'on rentre alors dans une réflexion intéressante sur l'écriture et sur la manière dont l'inspiration vient et j'ai beaucoup aimé cela.
J'imagine que Paul Auster nous a livré sa propre expérience de l'écriture à ce moment là.
De la même manière, j'ai beaucoup aimé la fin du roman qui donne une conclusion sous forme de bulle d'espoir.

C'est donc avec un sentiment un peu ambivalent que j'ai refermé ce roman. Encore une fois, je reconnais toute la beauté de l'écriture de Paul Auster mais il y a un peu trop de passages ennuyeux pour moi.

Je suis, donc, comme toujours curieuse de lire vos avis sur ce livre : Seul dans le noir ou sur Paul Auster.
Avez-vous le même sentiment que moi à son sujet ?

Commentaires

  1. Mince un peu dommage que ça ne soit pas constant

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Beaucoup de passages m'ont ennuyé (malheureusement)

      Supprimer
  2. Je vais plutôt me pencher sur Brooklyn Follies, du coup !

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Il était deux fois [Tome 2]

  Franck Thilliez  Bien J'ai eu tellement honte au tiers de ma lecture de Il était deux fois. Oui, j'ai eu vraiment honte car c'est seulement à ce moment là que j'ai compris qu'Il était deux fois était la suite du Manuscrit inachevé .  Et, honnêtement, j'aurais mieux fait de relire Le Manuscrit inachevé avant de lire Il était deux fois.  Entendons-nous bien, Il était deux fois ne raconte pas, à proprement parler, la suite du Manuscrit inachevé mais les personnages ont un lien avec cette histoire.  Et, les clefs pour comprendre ce Manuscrit inachevé dans sa complexité et sa plénitude se retrouvent dans Il était deux fois.  Il est, donc, plus que conseiller de lire les livres dans l'ordre de leur parution. De même, le livre Labyrinthe est le troisième "tome" de cette saga.    Il était deux fois commence en 2008. Un homme, Gabriel Moscato, essaie de retrouver sa fille de 17 ans disparue depuis quelques jours.  Cet homme est lieutenant de gendarm...

Nymphéas noirs

  Michel Bussi Un peu déçue Comme vous le savez, j'aime beaucoup les romans de Michel Bussi. J'en veux, pour preuve, le nombres de chroniques concernant cet auteur sur mon blog. Je trouve qu'il arrive toujours à nous retourner le cerveau en nous posant des problèmes qui semblent insolubles mais qui, au final, trouve une résolution satisfaisante. Nymphéas noirs est un peu de cela. Il commence avec l'histoire de trois femmes, et, dès le préambule, nous le savons deux vont mourir dans les treize prochains jours.  Ces trois femmes sont : une enfant de onze ans qui ne vit que pour la peinture, une très belle institutrice et une vieille femme qu'on pourrait qualifier de folle, qui semble tout savoir.  Toutes habitent Giverny, le village cher des peintres et celui de Claude Monet.  Toutes aimeraient partir de ce petit village.  Et, un meurtre va troubler la quiétude de ce village. Ce meurtre, c'est celui de Jérôme Morval. Un ophtalmologue amateur d'art, coureur de ...

La prof

  Freida McFadden Une fin étrange... Vous connaissez tous Freida McFadden. Cette auteure est à la tête de tous les classements de ventes de livres depuis plus d'un an.  Elle a connu un succès monstre avec sa sage : La femme de ménage. Tous ses autres romans ont connu un succès fulgurant.  Son nouveau livre, le boyfriend, suit le même chemin que tous les autres.    De mon côté, je viens donc de finir : La prof.  Et, ce livre commence comme la femme de ménage avec une histoire à deux voix. La première est celle de la prof : une prof de math mariée à un prof de littérature (que le traducteur a choisi très malencontreusement d'appeler "prof d'anglais"). Leur vie conjugale n'est pas au beau fixe puisqu'Eve et Nate font l'amour une fois par mois (le premier samedi du mois) et qu'Eve est toujours en demande d'affection pendant que son époux se dérobe sans cesse.   Eve est aussi une fana de chaussures. Elle en achète des tas et des tas. Toujours des es...