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Quand nous étions grands


Anne Tyler


photo de couverture avis critique calmann-lévy traduit par Sabine Porte isbn 2-7021-3295-2


Toujours un plaisir de lire Anne Tyler


En ce moment, je n'enchaîne pas seulement les romans de Joyce Carol Oates, j'enchaîne aussi ceux d'Anne Tyler.
Depuis que j'ai découvert cette auteure, je me réjouis de découvrir ses anciens romans. Quand nous étions grands ne fait pas exception !

Au début du roman, nous faisons connaissance avec Rebecca. À 53 ans, elle est veuve et a une fille et trois belles-filles.
Et alors qu'elle prépare le mariage d'une de ses belles-filles, Rebecca ne peut s'empêcher de se demander ce que serait sa vie si elle avait suivi un autre chemin.

Parce que la jeunesse de Rebecca a été assez tumultueuse. Elle était une jeune étudiante fiancée à son meilleur ami. Ils allaient tous deux avoir leur diplôme et Rebecca se préparait à suivre un chemin tout tracé jusqu'à ce qu'elle rencontre : Joe Davitch !

Père de trois filles !
Divorcé !
Plus vieux que son fiancé !
Plus Mature !
Plus Mystérieux aussi !

Rebecca l'épousera au prix des larmes de son maintenant ex-fiancé et de la déception de sa mère. 
Rebecca deviendra belle-mère donc. Et ses belles-filles la considéreront peu à peu comme leur mère tout court !
Rebecca deviendra mère.
Rebecca deviendra très vite veuve. À peine 6 ans après son mariage.

Heureusement, Rebecca a de la ressource et deviendra aussi organisatrice de réceptions.

Mais quand même, à 53 ans, Rebecca se demande ce qu'aurait été sa vie si elle avait épousé son jeune fiancé.
Et, peut-être est-ce temps de savoir ce que cet ex-fiancé est devenu ?

J'ai beaucoup aimé ce roman.
Je l'ai déjà dit, lors de mes précédentes chroniques des livres d'Anne Tyler, mais je le répète : Anne Tyler a un don pour décrire la vie.
En un peu plus de trois cents pages, nous vivons vraiment la remise en question de Rebecca. On apprend à découvrir ce personnage et à s'attacher à elle (et à sa tribu).
Chose que je trouve encore plus intéressante : Anne Tyler ne met pas de la magie et de la félicité partout.
Elle décrit des personnages qui nous ressemblent un peu. Ils n'ont pas toujours ce qu'ils veulent. Ils se trompent parfois. Ils prennent des voies détournés.
Et au final, cela donne un très bon livre empreint de mélancolie.

En refermant ce roman, j'ai tout simplement envie de découvrir un autre titre de cette auteure et je me demande comment ai-je fait pour passer à côté de cette grande romancière !

Je n'ai pas encore choisi le prochain titre à lire mais attendez vous à voir apparaître biens d'autres chroniques sur Anne Tyler.
 

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