La fille du van


Ludovic Ninet


photo de couverture critique avis serge safran éditeur isbn 979-10-90175-71-6




Un court roman aux personnages attachants !


En Hérault, à Mèze, nous faisons la connaissance d'une jeune marginale nommée Sonja. La fille du van ? C'est elle bien sûr.
Sonja vit dans son van et il est évident qu'elle ne mange pas à sa faim.
C'est ce que va constater Pierre, un ancien médaillé d'or de saut à la perche aux jeux olympique, qui fait aujourd'hui rôtir des poulets dans son camion.

En la voyant, Pierre va se sentir attirer par la jeune femme. Il va donc à la fois lui offrir un poulet et son amitié (et peut-être même un peu plus que ça).

Sonja va aussi rencontrer une jeune femme Sabine. Tout comme Pierre, Sabine va tendre la main à Sonja. Grâce à elle, Sonja va même se faire embaucher comme caissière dans un supermarché où elle va faire la rencontre d'Abbes, un homme au casier judicaire long comme le bras.

Quatre personnages. Quatre cabossés de la vie. Quatre individus que nous suivons avec plaisir.
Sonja est, bien sûr, le personnage principal de ce roman. Elle en est l'âme. Nous la prenons tout d'abord pour une jeune marginale, une SDF,...
Puis, nous apprenons son histoire. 
Sonja essaie de se remettre de son passé militaire. Elle revient d'Afghanistan sans blessure apparente mais profondément marqué par ce qu'elle y a vécu.
J'avoue que le passé de Sonja m'a vraiment pris aux tripes. j'ai trouvé que Ludovic Ninet retranscrivait très bien les traumatismes des "anciens combattants".

En lisant ce roman, j'avais d'ailleurs une musique de Miossec (un artiste que j'aime beaucoup) qui me revenait beaucoup en tête. Alors, une fois n'est pas coutume, en plus de ma lecture je partage cette chanson :


Parenthèse refermée.
Si je voulais ranger ce roman dans une case, j'éprouverais bien des difficultés à le faire.

Nous avons surtout l'histoire de personnages qui essaient de vivre et de s'en sortir malgré leurs blessures. 
Pierre est également un très joli personnage. Cet ancien champion olympique a été inspiré à l'auteur par le champion Pierre Quinon.
L'auteur dit, à la fin du livre, ne pas avoir connu ce champion. J'ignore donc ce qu'il l'a poussé à s'en inspirer (Ludovic Ninet est tout de même un ancien journaliste de L'équipe mais plus axé sur le rugby que le saut à la perche) mais j'ai trouvé qu'il en avait fait un très beau  et très touchant personnage.

Je dirais que ce livre m'a complètement transporté
J'aime beaucoup ces romans om les héros n'ont pas un destin rectiligne. La fin est, d'ailleurs, à l'image des personnages et c'est vraiment ce qui m'a touché. Il ne faut pas s'attendre à de Happy-End. Ludovic Ninet nous montre une tranche de vie. Et nous montre la vie telle qu'elle est. 

Pour moi, ce roman est une réussite !

Commentaires

  1. oh Mèze c'est juste à côté de chez moi du coup c'est toujours drôle d'avoir des endroits qu'on connait bien dans les livres je trouve. Contente que tu ais été transportée, je ne connaissais pas.

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    1. Ah d'accord ! J'espère que tu auras l'occasion de le lire alors. J'ai beaucoup aimé ce court roman...

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  2. Oh je suis vraiment très tentée ! Il a l'air vraiment touchant.

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    1. Oui il est vraiment touchant... Et la fin m'a laissé un goût amer...

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