Les belles années de Mademoiselle Brodie


Muriel Spark


Photo de couverture Avis Critique ISBN 2-268-05940-5


Le destin d'une professeure pas comme les autres !


J'ai emprunté ce roman uniquement parce que la quatrième de couverture signalait que L'auteure, Muriel Spark, était la biographe d'Emily Brontë et de Mary Shelley. Deux auteures majeures de la littérature anglaise. 

J'avais, donc, très envie de découvrir cette auteure. L'intrigue commence, comme pourraient commencer des romans des sœurs Brontë si elles avaient vécu au 20e siècle, par une jeune femme qui enseigne, de manière un peu particulière, dans une école de jeunes filles en Écosse.

Dès le début, nous sommes prévenues, les jeunes filles chouchous de Mademoiselle Brodie forme le clan Brodie. Les jeunes filles choisies tiennent une égale adoration à leur professeur qui les invite fréquemment à prendre le thé, à aller écouter de la musique ou à voir des pièces de théâtre.

Autant vous dire que Mademoiselle Brodie n'est pas en odeur de sainteté avec le reste du corps professoral. 
Et si ces mêmes professeurs savaient que Mademoiselle Brodie parlait de sa vie amoureuse passé et présente lors de ces leçons, cela serait encore pire !

Mademoiselle Brodie est bien particulière. Même si ces élèves ne la disent pas folle. Mademoiselle Brodie nous semble drôle et un peu perchée parfois. 
Elle nous semble d'autant plus éloignée du monde réel que nous ne connaissons jamais ces pensées. En effet, toute l'histoire est racontée par les jeunes filles devenues femmes du clan Brodie. D'Abord jeunes filles, elles l'entourent d'une aura de mystère et de romantisme parce qu'elles sont trop jeunes pour comprendre totalement la vie amoureuse de leur professeure.
Devenues femmes, elles racontent la fin de vie de Mademoiselle Brodie et la trahison qu'elle a subie de la part d'une des jeunes filles de son clan en essayant de se souvenir de tout.

En effet, la vie de Mademoiselle Brodie ne sera pas un long fleuve tranquille. Amoureuse d'un professeur marié, elle ne pourra vivre sa passion. Comprenant cela, elle séduira un homme ou plutôt un "vieux garçon" qui ne pourra remplacer celui qu'elle continue d'aimer.

Ses élèves et ses leçons seront, pour elle, un moyen de manipuler de jeunes esprits. Car Mademoiselle Brodie n'est pas vraiment un personnage sympathique. Dans les années 1930, elle décide même de parler de Mussolini en terme élogieux !

Et, j'avoue que je ne m'attendais pas à rencontrer un tel personnage au tout début de ma lecture. J'imaginais un personnage sympathique au destin tragique et à la place Muriel Spark nous montre un pensionnat de jeunes filles où tout est machination et faux-semblants, où le corps professoral ne nous parait pas plus agréable que Mademoiselle Brodie et où les élèves se conduisent à la fois de manière amorale et stupide.
À un moment, les jeunes filles écrivent une lettre s'imaginant à la place de Mademoiselle Brodie et d'une de ses amourettes et cette lettre est d'une idiotie rare
Elle finit ainsi :
"Permets-moi, pour conclure, de te féliciter chaudement pour tes rapports sexuels, ainsi que pour ton chant.

Il s'agit, donc, vous le comprenez d'un roman à l'humour assez grinçant et à la critique acerbe !

J'ai assez apprécié ma lecture, même si en refermant le roman, je n'ai trouvé aucun personnage attachant.

Commentaires

  1. difficile parfois de ne pas accrocher tant aux personnages.

    Au fait juste pour info il te manque un "p" dans la phrase "Autant vous dire que Mademoiselle Brodie n'est as en odeur de sainteté avec le reste du corps professoral."

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    1. Oups ! Merci beaucoup c'est corrigé :p
      Oui, j'ai bien aimé le roman mais... les personnages n'étant pas très sympathique j'ai refermé le livre sans le regret de quitter les personnages...

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  2. Oh c'est dommage pour les personnages parce que l'histoire a l'air vraiment intéressante.

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    1. Oui c'est le côté qui m'a un peu gêné. J'avoue avoir besoin que les personnages soient sympathiques pour vraiment m'attacher à un livre.

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  3. Au début du résumé j'ai cru que Mlle Brodie allait ressembler à Mr Keating dans Le Cercle des poètes disparus mais pas du tout ! Elle a plutot l'air d'en être l'opposé.
    Sais-tu qu'un film a été adapté de ce livre en 1969 avec Maggie Smith (professeur McGonagall de Harry Potter) ?

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    1. C'est vrai qu'on aurait pu y penser :p Je t'avoue que je n'y ait pas pensé sur le coup alors que j'adore le film.
      J'ignorais totalement qu'il y avait un film. Tu l'as vu ? Je vais me chercher cela. Merci :p

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