Elles


Virginia Woolf






4e de couverture :



Elles sont grandes ou simples bourgeoises, débutantes ou femmes du monde. Elles vivent à la Renaissance, en pleine Révolution française, au début ou à la fin du XIXe siècle. Elles fréquentent qui les rois, qui les anarchistes, qui les philosophes. Le plus souvent, elles sont éclipsées par leur père, par leur frère, par leur mari, voire par leur créature. Mais leur point commun n'est pas leur sexe ; c'est le courage avec lequel elles s'élancent dans le vide - celui de la page blanche - pour découvrir en vol des espaces inconnus.
Le portrait que Virginia Woolf consacre à chacune d'entre elles fait à chaque fois vibrer une sensibilité unique, précieuse, plus rare que ne furent jamais les diamants. Son livre n'est pas celui d'une militante. De salons en imprimeries, dans la paisible campagne de Madame de Sévigné ou parmi l'activité bouillonnante de poètes métaphysiques, Virginia Woolf, si rarement à l'aise en société, ne construit pas un mausolée aux Grandes Dames. Parmi les figures éternelles du génie féminin, la plus drôle d'entre elles se choisit des amies, simplement.



Mon avis :



Un petit livre d'une Grande Dame de la littérature. 
C'est une banalité de dire que Virginia Woolf a beaucoup écrit : des romans, bien sûr, ses journaux, aussi, des lettres, évidemment et énormément de chroniques littéraires pour différents journaux.

Dans cet ouvrage, Virginia Woolf nous offre six portraits de femmes : Dorothy Osborne, Mary Wollstonecraft, Dorothy Wordsworth, Géraldine Jewsbury, Sara Coleridge et Madame de Sévigné.

Et, je dois dire que, à part Madame de Sévigné, je n'en connaissais aucune. Seulement Virginia Woolf a le don de peindre en quelques mots, en quelques phrases courtes et vives, un caractère. 
Elle est un maître dans l'art de la description, assassine, parfois :


"Elle flattait. Elle cajolait. Elle n'était pas sincère. Elle minaudait. Elle jurait. Rien ne la faisait lâcher."


Car Virginia Woolf n'écrit pas de panégyriques, elles nous parlent de femmes, de leurs humanités, de leurs histoires, Elles sont toutes différentes, leur seule ressemblance est l'écriture de lettres, nous permettant de les connaître un peu mieux.


Commentaires

  1. Cela a l'air intéressant! En parlant de classiques, je crois n'avoir jamais lu de Virginia Woolf en entier (à part les extraits étudiés à la fac) Faut que je m'y mette! :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'avoue avoir toujours préféré ses essais, son journal, sa correspondance à ses romans,... J'ignore pourquoi.

      Supprimer
  2. Je suis en train de lire Les Années de Virginia Woolf pour la fac et j'aime beaucoup, celui-ci me fait très envie également !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je n'ai pas encore lu Les années. Mais je vais m'y mettre!

      Supprimer

Enregistrer un commentaire