Impurs


David Vann


Photo de couverture Avis Blog Gallmeister ISBN 978-2-35178-061-9 Laura Derajinski


4e de couverture :

Été 1985. Dans la vieille demeure familiale, en plein cœur de la Vallée Centrale de Californie, Galen vit seul avec sa mère. Tandis que celle-ci s'attache à faire revivre un passé idéalisé et l'étouffé d'un amour oppressant, le jeune homme tente de trouver refuge dans la méditation. Son existence et celle de sa mère sont rythmées par les visites inopportunes de sa tante et de sa cousine trop sexy, et par celles qu'ils rendent à sa riche grand-mère dont la mémoire défaille. Mais l'accumulation de rancœurs entre les deux sœurs et l'obsession de Galen pour sa cousine ne tarderont pas à les mener au bord de l'explosion. Une fois que la noirceur de chacun se sera révélée au grand jour, rien ne pourra plus les préserver du pire.

Après Désolations et Sukkwan Island, prix Médicis étranger 2010, David Vann nous entraîne dans la fournaise californienne. Il livre un roman haletant sur la folie et la lente descente aux enfers d'un jeune homme à l'esprit torturé
Le nouveau tour de force d'un romancier exceptionnel.


Mon avis :

Dérangeant !


Comme le dit à la fois la quatrième de couverture et le bordereau qui accompagne ce roman (à quoi reconnait-on qu'un auteur a eu du succès si ce n'est au bordereau qui accompagne chacun de ces nouveaux livres ?), il s'agit d'un nouveau roman de l'auteur de Sukkwan island et de Dernier jour sur terre.

L'univers de ce roman est à la fois différent et semblable à Sukkwan island.
Après une telle phrase, des explications s'imposent : comme dans Sukkwan Island nous sommes dans un presque huis-clos entre un enfant et un parent et comme dans Sukkawan Island un événement très surprenant va changer les choses.
Mais à l'inverse de Sukkwan island, Galen n'est pas entouré de son père mais d'un univers entièrement féminin : sa mère, sa tante, sa cousine, sa grand-mère.
Et, ici pas de grand froid mais une chaleur étouffante.
Mais toujours autant de non-dits, d'incompréhensions et de folie.

Alors pourquoi ai-je trouvé ce livre dérangeant ?
Les relations entre personnages sont tellement malsaines que j'avais parfois du mal à lire certaines scènes : les scènes de sexes entre Galen et Jennifer (sa cousine) qui se répètent à de nombreuses reprises m'ont vraiment refroidi.
Je ne savais même plus ce que 'en pensais. Tant tout était malsain.
La tante de Galen et la mère de Galen se disputant sans cesse pour l'argent de la grand-mère et revivant toujours ce même passé. La grand-mère posant toujours les mêmes questions à cause de ces problèmes de mémoires.
Et Galen sombrant dans la folie. Sa passion pour la méditation semblant n'être qu'un moyen pour se retirer du monde qui l'entoure et se croire au-dessus de tous et de tout.

Encore une fois, tous ces éléments ne sont pas vains et je dis bravo à David Vann de savoir créer une telle atmosphère. 
Car si ce livre m'a tant dérangé c'est aussi parce que j'étais prise par l'histoire.

Et puis, au 3/4 du récit, il y a ce retournement de situation et encore une fois Davis Vann est surprenant car l’événement ne sort pas de nulle part mais reste surprenant tout en étant dans la continuité du récit.
Comme pour Sukkwan island, je n'en dis pas plus, juste que la descente aux Enfers de cette famille est très bien retranscrite.

C'est vraiment un roman dont on ne sort pas indemne et David Vann confirme qu'il est un romancier et auteur contemporain à suivre.


Commentaires

  1. c'est vrai que ça a l'air intense et malsain et du coup on le ressent bien avec ta chronique. Et en meme temps c'est intrigant.

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    1. C'est exactement ça : c'est un bon livre mais pas réellement un livre que je recommanderai !

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  2. Je n'avais pas du tout accroché avec Sukkwan island mais ton avis sur ce livre-ci me donne bien envie. Ça a l'air très malsain mais en même temps, j'ai bien envie de savoir j'ai bien envie de découvrir ce retournement de situation et l'évolution des personnages jusqu'à la folie. Très intrigant.

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    1. Oui, c'est un gros retournement de situation que je n'avais pas vu venir. Le côté malsain m'a quand même assez dérangé durant ma lecture.
      C'est drôle ce que tu dis pour Sukkwan Island car il avait été porté aux nues à sa sortie et je me rappelle avoir bien aimé mais sans plus : je l'ai plus apprécié à sa relecture (peut-être parce que j'en attendais moins)

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