vendredi 11 août 2017

Le père Goriot


Honoré de Balzac


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Quatrième de couverture : 


"J'ai trouvé une idée merveilleuse. Je serai un homme de génie" s'exclame Balzac au moment où il écrit Le père Goriot. Il vient d'imaginer La comédie humaine, ce cycle romanesque dans lequel les mêmes personnages réapparaissent d'un roman à l'autre. Il vient de créer un monde, le monde balzacien.

Les plus beaux romans, dit André Maurois, sont des romans d'apprentissage. Les illusions de la jeunesse s'y heurtent à la réalité féroce et pourtant pleine de délices. L'amour devient coquetterie, la vertu s'achète, l'argent ruine tout.
Seule la passion balzacienne, ici l'amour paternel, résiste, dévorante et implacable. Le père Goriot est la clef de voûte d'une oeuvre géniale. 


Le saviez-vous ?


La comédie humaine regroupe plus de quatre vingt-vingt dix ouvrages : Balzac voulait montrer la vie telle qu'elle était de manière réaliste. Il ne veut omettre aucun détail qu'il soit futile ou dégoûtant. 

Pour cette fresque, il va réécrire certains de ces romans les plus anciens en changeant leurs noms : il veut que les personnages réapparaissent, même très brièvement, d'un roman à l'autre.

Mon avis :


Charmée par La femme de trente ans, j'ai voulu continuer ma lecture des classiques et de Balzac par Le père Goriot, et je suis toujours aussi admirative de Balzac.

Le père Goriot nous conte l'histoire d'un père aimant vivant dans une pension parisienne très chichement pour donner sa moindre économie à ses deux filles qui ont pourtant choisi de se marier de manière avantageuse.

Pour voir ces deux filles (et leur donner de l'argent) Anastasie de Restaud et Delphine de Nucingen, leur père doit se cacher : recevoir de l'argent de cet homme est acceptable, le recevoir au grand jour et reconnaître qu'il est leur père ne l'est pas.

 Le père Goriot est un personnage pathétique et attendrissant.
Les passages le décrivant et disant ce qu'il exprime peu sont très beaux et d'une réussite totale :

"Moi, ma chère, je crois que les sentiments vrais ont des yeux et une intelligence : le cœur de ce pauvre Quatre-vingt-treize a donc saigné. Il a vu que ses filles avaient honte de lui ; que, si elles aimaient leurs maris, il nuisait à ses gendres. Il fallait donc se sacrifier. Il s'est sacrifié, parce qu'il était père : il s'est banni de lui-même. En voyant ses filles, contentes, il comprit qu'il avait bien fait."

Un personnage magnifique de la littérature et un chef d'oeuvre qui n'usurpe pas son nom !

4 commentaires:

  1. Toujours un plaisir de lire tes chroniques de grands classiques de la littérature française !

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    1. Merci beaucoup, j'essaie d'en lire de plus en plus et je suis assez surprise d'autant les aimer ! J'ai toujours peur de les trouver trop difficile à lire ou ennuyeux.

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    2. J'avais bien apprécié Illusions perdues même si je l'avais trouvé beaucoup trop long et lent. Mais je possède depuis longtemps Le Père Goriot que j'aimerais bien découvrir.

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    3. Je n'ai pas lu illusions perdus. Il y a des côtés assez lents également dans celui-ci mais j'ai bien apprécié dans l'ensemble !

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